voici donc mon texte concernant le bal...
Le bal auvergnat
Il est dans mon souvenir, un bal inoubliable. Le BAL de la rencontre !
Pas un bal comme on peut les voir à la télévision ou au cinéma dans des films remontant le temps.
Non, mon bal se passe il y a presque 30 ans. C’est un bal de campagne, en Auvergne !
Dans un de ces petits patelins si chers à mon cœur.
J’avais 18 ans.
Toutes mes vacances d’été, je les passai là-bas en Haute-Loire, nous y avions une maison de vacances.
Maman nous laissait sortir ma sœur, d’un an ma cadette, et moi-même, les week-ends, dans les fêtes votives, les vogues, les bals…
Nous en profitions pleinement car une fois rentrées sur Paris, le sérieux était de retour. Les sorties s’arrêtaient !
Notre souci majeur restait le moyen de locomotion. Nous étions encore tributaires de maman et de sa voiture puisque nous n’avions pas le permis, d’où une
restriction dans les horaires, notre droit de sortie s’arrêtait à minuit comme pour Cendrillon !
Qu’importe nous nous amusions quand même !
Les bals nous plaisaient toujours énormément. Ils se déroulaient, en général, sous un
chapiteau, un parquet salon, appelaient-ils cela, où se trouvait au fond la scène pour
l’orchestre, des bancs tout le tour du parquet et le bar où se passaient dès fois quelques
bagarres…
Quand nous arrivions, après avoir payé notre entrée, nous avions droit au coup de tampon sur la main, pratique si nous voulions sortir et
re-rentrer !
Et nous nous installions sur les bancs.
L’orchestre accompagné d’une ou d’un chanteur, d’un accordéoniste, mon rêve de toujours, jouait les derniers tubes à la mode ou les plus anciens.
S’enchaînaient slows, marches, paso-doble, valse, tango, rock, jerk…
Une ambiance de fête que je ne suis pas prête d’oublier !
Ce qui nous faisait rire ma sœur et moi, plutôt habituées aux « boums » parisiennes (lorsque nous y avions le droit d’y aller
exceptionnellement !), c’était les garçons qui, en file indienne, faisaient le tour du parquet et demandaient à chaque fille si elle voulait danser avec lui !
Nous avions les rennes en main !
La plupart du temps, nous les choisissions sur leur physique, c’est humain…
Mais dès fois, les meilleurs cavaliers n’étaient pas ceux que l’on croyait !
Lors du BAL, un jeune homme se présente devant moi, ni très beau, n moche, mais musclé !
Un peu plus petit que moi mais après tout pourquoi pas, c’était un slow, je posais ma tête sur son épaule…
« Capri c ‘est fini »…belle chanson !
Depuis, nous ne nous sommes plus quittés.
Je l’ai épousé l’année qui a suivie, cela va faire 29ans.
C’était un paysan, je suis devenue paysanne !
Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sots gens !
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