
Paru le 22 Juin 2007 chez éditions "www.manuscrit.com"....
Ce 2em livre est un récit intime de 5 mois de ma vie, où je parle évidement de la maladie mais aussi de mes activités avec les artsgricultrices Limousines et de l'aventure
extraordinaire que j'ai vécue lors du tournage du film documentaire "Laurence, femme de paysan" pour le CRDP Limousin et le ministère de l'agriculture...
(voir la rubrique "l'évolution des femmes rurales" sur ce blog...)
voici le lien direct pour acheter le livre sur le site de l'éditeur :
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=9862
Communauté(s) :
Genre : Journal intime
Public(s) : tous publics
Nb de pages : 229
N°ISBN : 2-7481-9480-2
N°EAN : 9782748194807
4em de couverture :
Après son premier ouvrage « Semailles Et Pagaille » paru en décembre 2006, où l'auteur nous a fait découvrir son parcours hors du commun de jeune fille de la ville (Paris)
devenue femme des champs en épousant un agriculteur Auvergnat il y a 28 ans,mère de 4 enfants, puis l'annonce de sa maladie « la Sclérose en plaques » alors qu'elle n'a que 40 ans, son combat
perpétuel contre ce mal qui la ronge depuis plus de sept ans, elle poursuit dans ce livre ses écrits intimistes, en vous livrant ses secrets et son expérience journalière contre la maladie à
laquelle elle engage une lutte acharnée en se noyant dans une multitude d'activités essentiellement culturelles mais surtout par l'écriture !
extrait sur le site de l'éditeur :
"J'ai du mal ces jours-ci à me concentrer sur mon travail de réécriture sur l'ordinateur, ma tête est ailleurs, les soucis divers trottent un peu partout provoquant des
dysfonctionnements du système de la pensée, des dysfonctionnements du cerveau ; je pense d'une façon et agit d'une autre ; je suis envahie de « virus » écrasant mon système de fonctionnement,
la machine est en panne, le système nerveux chauffe, les fourmis envahissent les canaux, bref c'est la débâcle !
Impossible de me connecter sans brouillard, sans choc thermique ; mon corps ne me réponds plus ; mes mains sont insensibles, je dois réagir mais comment ? je ne connais pas la réponse, je n'ai
que la possibilité de laisser faire et d'attendre des jours meilleurs... "
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en voici un peu plus... quelques extraits de chaque chapitre du livre :
Ø Prologue
Pourquoi écrire ce deuxième livre ?
Simplement pour continuer de parler de ma SEP ( Sclérose en plaques ), de sa sordide évolution, et surtout me faire du bien moralement.
Le plus important étant le fait que j’ai de plus en plus de mal à écrire au stylo ou à l’ordinateur, je veux donc laisser trace de ma vie, de mes souffrances, mon témoignage sur ce mal
incurable encore de nos jours, avant d’en devenir incapable.
Je vois l’échéance fatale arriver très rapidement…
Ø Mon journal de bord
Ma SEP continue sa progression et ses ravages ; faire « pipi » la nuit au lit comme un bébé, j’en pleure… je n’ai même plus le temps d’arriver sur mon siège de chambre !
Jusqu’où ira-t-elle ? jusqu’où va-t-elle me détruire ?
Une fois de plus mon stylo et mon ordinateur deviennent mes confidents, les journées sont si longues seule, les hommes étant au travail, je me sens devenue un parasite…
Et voilà que je recommence à broyer du noir, ma dépression reprend le dessus comme tous les hivers !
Verrais-je un jour le bout du tunnel ?
Une petite voix me dit : « Allons Laurence, remues-toi, tu n’es pas encore grabataire, clouée au lit ni sous terre, ton mari et tes enfants ont encore besoin de toi, même si tu n’es pas au TOP
! »
Demain matin je serai « debout, levée » comme d’habitude, pour eux !
Mais voilà mon film du soir qui commence, je vais poser le stylo jusqu’aux prochaines confidences…
Ø Maux et poésie
Comme ce soir pour écrire ces quelques lignes…
Que cette main droite est lourde !
Elle doit se reposer pour demain, le groupe d’agricultrices du GVAF vient à la maison pour apprendre l’activité « collage de serviettes » que je maîtrise bien, si ma main est « absente » je ne
pourrais pas leurs montrer grand chose…
A quand la fin de tous ces maux ?
Ø Moments de bonheur
L’éditeur m’a prévenu qu’il serait difficile d’avoir les livres pour les fêtes de Noël, je croise les doigts, j’aimerai tant pouvoir l’offrir à mon mari et mes enfants !
Mon secret enfin révélé, je serai soulagée, ce doit être le fait d’avoir écrit ce livre dans « la clandestinité » qui me ronge et j’ai peur de leurs réactions !
Pourtant tout ce que j’ai écrit je l’ai vécu, pendant plus de vingt-cinq ans, les moments qui m’ont la plus touchée, la plus émue, je me suis sentie libérée de mon histoire à laquelle personne
ne croyait : une fille de la ville devenir paysanne en 1979, j’étais complètement « tordue » !
Et bien non je suis toujours avec mon paysan de mari et j’ai engendré deux paysans de plus !
Ce livre édité, suivi j’espère de celui-ci, va en étonné plus d’un, la paysanne est devenue écrivain, décidément elle vous aura tout fait hors normes celle-là !
Ø Mauvais souvenir
Promenade sur le pont……
Me voilà partie pour trois semaines de cure thermale, automne 2005, c’est ma première expérience, bien des désagréments concernant l’accessibilité de la ville, des logements ou
des thermes… mais bon j’y suis, j’y reste !
Ø Péripéties journalières
Atelier d’écriture du vendredi :
Les yeux bandés, respirer les odeurs de produits alimentaires contenus dans de petites fioles et décrire ce que nous ressentons pour chacune d’elles, voir même découvrir le
condiment en question…
Et bien croyez moi, ce n’est pas si facile que ça en a l’air, j’ai pu décrire mes sensations mais je fus bien incapable de découvrir le contenu des fioles pourtant simple et utilisé tous les
jours en cuisine…
Huile d’olive, cumin, miel, fleur d’oranger…
Un bel après-midi entre copines où nous avons bien ri et partagé nos savoirs…
Ø Vacances en Espagne
Lundi soir j’ai voulu prendre un bain dans la baignoire ( chambre pour handicapés, ils mettent des baignoires, pratique ! ), ce fût l’horreur pour en
ressortir, je glissais, je n’arrivais pas à attraper les barres, mais j’ai pu me laver les cheveux, je n’y retournerais sans doute qu’en utilisant la partie douche et encore il faut enjamber ce
n’est pas très pratique… je flagelle sans arrêt !
Partir en vacances en étant handicapée n’est pas toujours évident …
De longues promenades le long de la mer, des souvenirs qui me hantent…
Alain et Nathalie allant à la piscine, je dois rester cloîtrée dans la chambre, je ne peux pas accéder à la piscine…
Mer, piscine, nage, c’est si loin tout ça ; jamais plus je ne pourrais me replonger dans les flots bleus…
Ø Fin d’année 2006
Ce soir le lit m’a tendu ses grands bras dès vingt heures !
M’allonger pour reposer mes jambes et mon dos qui me fait si mal depuis quelques temps…
Ecrire ces quelques lignes pour ne pas oublier, demain je n’aurai sans doute pas écrit les mêmes mots…
Après une bonne nuit, reprendre doucement le train-train d’avant les vacances, tout a été si vite, je suis mieux fatiguée, plus lasse qu’avant ma semaine de repos tant attendue !
c’est quand même ironique le temps qui passe…
Bien me reposer avant le trente et un décembre où nous devons réveillonner chez nos « anglais » et le premier janvier nous devons aller chez le copain de Sandrine, Sébastien, afin de rencontrer
sa famille que nous ne connaissons pas encore malgré qu’ils se fréquentent depuis plus de trois ans maintenant…
Allez ma main ne veut plus écrire, à bientôt donc pour d’autres nouvelles !
Froid, gelées blanches, grisaille, brouillard valsent en cette fin d’année 2006…
Ø 2007 et ses débuts
Sur certains forums d’Internet, spécialisés SEP, certains malades précisent que pour eux la maladie est leur amie !
Comment est-ce possible ?
J’ai du mal à imaginer que CELLE qui m’a empêché de réaliser mes projets, de vivre pleinement depuis six ans ma vie de famille, mon travail, puisse devenir mon amie !
Pour moi elle restera toujours l’ennemie à combattre…
Par l’écriture, puisque physiquement je ne me sens plus capable de réagir objectivement !
Les enfants ne sont toujours pas rentrés, il est vingt-deux heures trente !
Alain vient se coucher, nous commençons à sombrer dans les bras de Morphée, soudain j’entends le portable de mon mari qui sonne, il se précipite, je n’entends que le mot ACCIDENT…
Ø L’agriculture moderne et ses contraintes
Mon mari souhaite que je parle de l’agriculture actuelle, je vais essayer ; mais ne travaillant plus dans ce monde, je ne le vis plus qu’avec un œil, la maladie m’empêchant toute
activité normale, en fauteuil je ne peux pas aller voir les belles vaches Limousines de notre fils soit dans son nouveau bâtiment, soit dans les prés…
Je n’ai plus que les journaux spécialisés pour me tenir informée, ou les commentaires de mes trois hommes, mais ceux-ci ne me permettent pas de rester objective, je n’ai pas assez d’éléments
pour comparer, étudier, vivre pleinement l’agriculture du XXIe siècle !
Ma vie professionnelle c’est arrêtée à l’aube de ce siècle, en pleine croissance !
L’agriculture, mais peut-on toujours parler d’agriculture ? je ne le crois pas !
Ø Pensées, mots, maux 2007…
Pendant que j’écris Alain est au téléphone avec nos amis de Dinan ; nous les avions connus il y a vingt-deux ans lors de quelques jours de vacances passés à Grasse en VVF, à
l’époque nous étions en Haute-Loire sur notre petite ferme… et pour rentrer chez eux ils s’étaient arrêtés chez nous, cela leur avait permis de couper le trajet trop long…
Depuis ce temps nous sommes restés en contact ; l’an dernier Annie m’a téléphoné affolée, Pascal était tombé du toit de sa stabulation ! ils l’ont retrouvé couché à côté du tracteur le corps en
hypothermie !
Après quelques jours de coma, plusieurs mois d’hospitalisations, de la rééducation, le voilà de retour sur sa ferme un peu moins apte, mais vivant c’est le principal !
Ces agriculteurs, ils veulent tout faire par eux-mêmes, tous les travaux d’entretien même les toitures !
Combien de fois ai-je tremblé pour mon homme… !
L’âge et ses inconvénients vont bien les ralentir, ils n’ont plus la souplesse de leurs vingt ans !
Ø Mes débuts de « star »
Morte, lapidée, éreintée mais heureuse !
Ce matin j’étais tellement nerveuse de ce qui allait se passer dans la journée que je me suis levée plus tôt que d’habitude ! j’ai préparé le repas de midi en avance sachant déjà
que nous serions six à table ; à dix heures trente le réalisateur et son collègue sont arrivés bravant la neige et le verglas, un vent glacial balayait la cour, la neige des toits
tourbillonnait, je me retrouvai projetée trente ans en arrière en auvergne…
Nous décidâmes malgré tout d’aller faire les prises de vues extérieures le matin sur la ferme de Guillaume, l’après-midi sera consacrée à l’interview et à la partie comptable !
Nous avons donc fait un film des limousines dans le bâtiment, moi passant devant les cornadis en fauteuil manuel, les pauvres elles avaient peur, elles me voient si peu ! puis nous sommes
partis sur notre ferme de cent vingt hectares, siège social de l’exploitation, là où je vivais jusqu’en 2003 ; le réalisateur tenait à filmer l’endroit où m’était venue l’inspiration pour
l’écriture de mes poèmes !
Ø Romancière en herbe ?
Et voilà que ce matin m’a pris l’idée saugrenue, en fait pas si saugrenue que ça, d’écrire un roman en m’inspirant de mon vécu ! je suis donc occupée sur deux manuscrits
différents !
N’est-ce pas trop demander à mon petit cerveau ? on verra bien si celui-ci explose avant l’heure…
Je continue ce manuscrit intimiste en le tenant à jour le plus régulièrement possible ; l’autre sera donc un roman sur ma vie ; je reprends mon vécu quotidien et je le transforme
en « invention » ; je ne sais vraiment pas où je vais mais je crois en ce projet, alors je le poursuivrai jusqu’à la fin, si il est retenu par un éditeur, j’aurai réussi mon pari et me serai
découvert un don de « romancière » !
Ø Déceptions et déchirures
Retour à la maison vers dix-huit heures trente avec ma fille qui m’annonce le pourquoi exact de sa
« liberté » d’un soir !
Ma maman est décédée !!!
Ø Le retour à la vie normale
Voilà déjà une semaine de passée depuis le décès de maman !
Demain matin sera dur pour moi, j’attendrai comme chaque samedi son appel, qui ne viendra pas…
Dimanche c’est la fête des grands-mères, nous n’en avons plus !
Je ne lui enverrai plus le bouquet ou la plante choisis sur le net comme chaque année !
Ces jours-ci je reçois la publicité de la boutique où je commandais régulièrement, je n’y réponds pas… triste !
Demain ouverture du salon de l’agriculture, un événement incontournable chaque année en mars pour notre profession ! tout le monde s’affaire à préparer ses bêtes, à présenter son
stand…
Les petits parisiens vont connaître un moment d’évasion campagnard !
Ø Epilogue
La SEP où le « Sourire Est Permis » de temps en temps…
Je souhaite qu’elle m’oublie un peu et me laisse vivre !
Je perds doucement un peu de moi ; les sorties sont moins fréquentes, il n’y a plus de veillées tardives, ce sont des deuils quotidiens, des renoncements successifs sur la vie…
Je perds mes forces, mon avenir perd de sa visibilité mais je vis le présent avec plus de courage !
Mon existence est limitée mais je vis des rencontres, des expériences, des sensations que seuls les mots peuvent décrirent ;
L’écriture est ma thérapie !
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vendu sur le site de l'éditeur au prix de 17,90€ + frais de port
il se trouve également sur les sites:
www.alapage.com
www.amazon.fr
www.chapitre.com
et en librairie réseau DILICOM
Vous avez aussi la possibilité de venir me voir aux salons du livre auxquels je vais participer (infos dans ma rubrique consacrée aux salons)...
ou envoyez moi un mail avec votre adresse postale, je peux vous en adresser un exemplaire... au même prix + frais de port...
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